
a première chose à faire est de reporter sur le plan du terrain les jardins que vous voulez créer, en marquant les arbres existants, le puits, la mare, etc... Les allées ne devront pas être d'une longueur inutile et devront suivre les parcours que vous avez l'habitude d'emprunter. Y noter toutes les remarques. Tracer les tranchées éventuelles que vous aurez à faire pour amener l'eau ou l'électricité au point d'utilisation.
Sur le terrain commencer par tracer les jardins puis creuser les tranchées, atc...
Le meilleur moyen de créer un jardin à partir d'une prairie ou d'un terrain auparavant défriché, est de recouvrir toute sa surface d'une bâche plastique noire durant plusieurs mois afin de tuer toute végétation, puis de la travailler mécaniquement à l'automne ( par ex. labour+roto bêche pour égaliser ou rotavator). Remettre la bâche tout l'hiver afin que la terre soient protégée et qu'il n'y ait aucune repousse; au printemps, vous aurez une terre friable et légère, prête à être ensemencée.
Si vous passer un rotavator sur une prairie non démontée, recouvrez la ensuite d'une bâche pour tuer toute repousse ou semez un engrais vert... sinon c'est galère pour se débarrasser des racines qui n'ont qu'un seul désir: repartir! En cultivant selon la méthode "sans travail du sol", après la destruction de l'herbe, épandre un compost insuffisamment décomposé ou des résidus végétaux. Voir "Techniques culturales supprimées"
es sites et des ouvrages expliquent très bien les fondements du jardinage biologique.
Je ferais seulement quelques remarques après 30 ans d'expérience (non continus).
'est l'élément primordial d'une bonne culture. Il ne peut y avoir de jardinage bio sans compost. Et si l'on apporte des éléments extérieur ( sang séché, poudre de corne, guano d'oiseaux marins, farine de poisson,etc.), ceux ci doivent impérativement lui être incorporés car certains sont très concentré en azote et aurait les mêmes effets qu'un engrais chimique (parasitisme notamment).
Le compostage permet également d'incorporer tous les amendements ou engrais nécessaires au bon équilibre du sol: lithothame, poudre d'algues marines, basalte volcanique, etc...
n biologie, les principaux ennemis sont les escargots et limaces, les pucerons, les vers gris, taupins etc... Si on arrive à se débarrasser assez facilement des deux premiers, il est en général trop tard lorsqu'on s'aperçoit le la présence des seconds. Il est facile de les détruire puisqu'ils se retrouvent prés du plant attaqué mais ce dernier se trouve en général perdu. Il faut donc pour les variétés sensibles (notamment les salades), en semer et en repiquer un nombre largement supérieur aux besoins.
Les autres parasites et ravageurs proviennent surtout d'erreurs culturales: arrosage trop fréquent ou insuffisant, compost pas assez mur ou en excès, etc...
Quant au mildiou, ceci dépend des années....mais une réalité: pour l'éviter, aérer vos cultures, que ce soit rosiers ou tomates.
En 2005, attaqués par des pucerons dont les fourmis faisaient l'élevage sur les jeunes pousses de pommiers, ceux ci furent totalement débarrassées, en 2 jours, de leurs parasites par la venue d'une nuée de coccinelles.

u début, je tenais compte de la position de la lune et je me rendis vite compte que je laissais ainsi passer des périodes à la météo favorable au semis pour être en bonne position lunaire.
Avec un ami, nous nous aperçûmes que nous semions nos petits pois, chacun en lune totalement opposée... et nous mangions tous deux des petits pois contents de notre récolte!
Autre exemple: des salades de variétés différentes, semées en mélange durant l'été ont, l'une monté, l'autre, non!
Remarquez que la soit disant influence de la lune apparait nulle sur les semis d'automne et de printemps quelque soit la situation lunaire. Les fèves, salades d'hiver, poireaux se portent naturellement bien!
Il est quelquefois tenu compte de la position de la lune par rapport à l'horizon: lune montante ou descendante; celle-ci agit sur les marées. Mais que vient faire son attraction sur un petit pois ou une graine de courge...? Quand à la réflexion du soleil sur sa surface, si ceci peut agir, que devient cette action lorsque la lune est voilée?
D'autre part ne dit-on pas que la lune est un astre mort.
Je voulus me mettre en culture bio dynamique; c'était encore plus astreignant- pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!. Et je pense qu'a trop s'occuper du ciel, nous oublions ce qui se passe sur terre. Il est bon d'avoir la tête dans les étoiles mais il faut garder les pieds bien posés sur notre chère planète. Les conditions de terrain et météorologiques sont sûrement plus importantes et ont plus de conséquences que la position de la lune devant une constellation- qui d'ailleurs au fil des millénaires se déplace dans le ciel!
Je ne m'occupe plus que des conditions climatiques- température et hydrométrie- de l'amélioration de mon terrain, et croyez-moi, les résultats sont convaincants.
Pourquoi pas tenir compte aussi de l'état de l'atmosphère, dépressionnaire ou anticyclonique? Des expériences n'ont jamais été tentées d'après ce paramètre découvert relativement récemment et totalement ignoré des anciens. La qualité de l'air qui en résulte est peut-être plus influent que Vénus en Scorpion!
Ceci dit la méthode bio dynamique respecte le sol, la faune et l'environnement et c'est tout à fait honorable et respectable.



la lune et les astres
emez avant une pluie annoncée, repiquez de même ou en période plus fraîche, les salades à mi-ombre au printemps pour celles d'été, au soleil l'été pour celle d'arrière saison: ainsi cette année je n'eus aucune salade montée, elles furent toutes pommées et délicieuses qui firent dire à ma voisine, avec qui nous échangeons nos produits: (avec le très joli accent d'ici)"Mais comment faîtes-vous pour avoir de si belles salades?" . Quand aux scaroles, la place leur manque pour s'épanouir!
Pour les salades, il est, je crois, important d'avoir une levée rapide et elles ne doivent pas souffrir, ni de la température, ni de la sécheresse; ce sont leurs ennemis, plus que la pleine lune!
ne petite brochure de Dominique Soltner préconise une culture sans travail du sol, méthode utilisée avec succès par un jardinier dont la terre est trop argileuse pour être travaillée.
Cette méthode demande une grande quantité de compost (à acheter en vrac) mais semble difficile car les dégâts faits par les oiseaux obligent une protection par des filets, ce qui complique singulièrement le travail du jardinier.
Il préconise de détruire la prairie initiale au glyphosate; je préfère la méthode décrite plus haut, sans aucun désherbant.